Après avoir raccroché,
Sarah reprend le téléphone pour passer un second coup
de fil.
Cette fois pour appeler la
receptionniste de l'acceuil.
- Evelyne ? est-ce que nous avons une
boîte en carton suffisamment grande pour contenir... disons
une balle de base-ball ?
- C'est pour un cadeau ? Demande la
jeune femme.
- Si l'on veut, oui.
- Un instant madame Stowe, je regarde.
Cinq minutes plus tard, Evelyne surgit
dans le bureau de Sarah, munie d'une boîte carrée
d'environ 15 centimètres de côté, d'un rouleau
de scotch, et d'une feuille d'emballage a bulles.
- Voulez-vous que je m'en occupe ?
Propose t-elle gentillement.
- Non, ça ira, je vous remercie.
- Bien, je vous laisses donc. Dit-elle
avant de sortir de la pièce.
Une fois seule, Sarah enfile rapidement
les gants de ménage qu'elle a emmené avec elle ce
matin même. Ensuite elle tire de son attaché-case la
pierre qu'elle a retrouvé la veille dans sa cuisine pour
l'envelopper soigneusement dans le papier a bulles, avant de la
glisser dans la boîte en carton.
Elle imprime ensuite rapidement une
étiquette a l'adresse professionelle de Neil, suivie d'une
autre qui stipule qu'il s'agit d'un colis "Personnel et
Confidentiel"
Lorsqu'elle a terminé, elle
examine attentivement le colis ; elle a devant les yeux la
première étape de sa libération, et cette
constatation l'emplit d'une force étrange où se
mèle néanmoins quelques
appréhensions.
Elle a déjà rendu de
nombreux services au patron d'une petite société de
coursiers ; nul doutes qu'il fera en sorte que son petit
présent soit livré sans que l'adresse de
l'expéditeur n'apparaisse sur le colis, si elle le lui
demande.
Comme cela, on ne pourra jamais
remonter jusqu'à elle si les choses
s'enveniment.
Neil en revanche, n'aura aucuns doutes sur la
provenance du paquet.
Aurore
mar 11 sep 2007 13:24