10 minutes plus tard, il est de
retour.
- Tu ne dors toujours pas ?
- Pas encore non, répond la
jeune femme.
- Tu avais préparé une
sacré quantité de nourriture dis-moi. C'est beaucoup
pour une seule personne.
- Où veux-tu en venir ? Laisses
t-elle échapper en grognant.
- J'étais seule Julian ! Seule ! Je
cuisinais et je me suis brûlée. J'ai toujours
été gauche, c'est bien connu !
- Pour ma part, je t'ai toujours trouvé
assez gracieuse, dit-il d'une voix plutôt
enjouée.
Sarah se sent soudain
vibrer.
Il y'a longtemps que les compliments
d'un homme n'ont pas suscités chez elle une telle
réaction.
- Je te laisses, je laisse la lumière du
couloir allumée, d'accord ? Enchaîne
t-il. Et comme tu le sais, je dois te réveiller
dans quelques heures, pour te poser des questions.
- Je vais réviser mes capitales de
provinces, répond t-elle en souriant.
Julian lui rend son
sourire.
Il fait mine de sortir, puis semble
changer d'avis et revient sur le seuil de la porte.




